L’article en bref
- La déclaration de non-condamnation et de filiation est un document obligatoire pour les secteurs sensibles (banque, sécurité, fonction publique)
- Une fausse déclaration expose à 1 an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende selon l’article 441-7 du Code pénal
- Le document doit contenir l’identité complète du déclarant, sa filiation et être signé manuscritement
- L’extrait de casier judiciaire (bulletin n°3) peut remplacer cette déclaration dans certains cas
- Les secteurs de la sécurité, banque, assurance et Éducation nationale exigent systématiquement ce type de document
Qu’est-ce qu’une déclaration de non-condamnation et de filiation ?
La déclaration de non-condamnation et de filiation constitue un document administratif essentiel dans de nombreuses démarches professionnelles et personnelles. Cette attestation sur l’honneur permet à une personne de certifier qu’elle n’a fait l’objet d’aucune condamnation pénale et d’établir sa filiation avec ses parents ou ses enfants.
Ce document revêt une importance particulière dans le cadre des procédures d’embauche, des demandes d’agrément ou encore des démarches administratives spécifiques. L’employeur peut notamment exiger cette déclaration pour certains postes sensibles ou réglementés !

La filiation mentionnée dans cette déclaration fait référence aux liens de parenté légaux entre une personne et ses ascendants ou descendants. Cette information s’avère cruciale pour établir l’identité complète du déclarant et vérifier sa situation familiale dans le cadre de certaines procédures administratives.
Dans quels cas faut-il fournir cette déclaration ?
Les secteurs d’activité concernés
Plusieurs domaines professionnels exigent la production d’une déclaration de non-condamnation. Les secteurs de la sécurité, de la banque, de l’assurance et de la fonction publique figurent parmi les plus exigeants. Les entreprises de transport de fonds, les sociétés de gardiennage et les établissements financiers demandent systématiquement ce type de document.
L’Éducation nationale, les collectivités territoriales et les établissements de santé imposent également cette exigence pour garantir l’intégrité de leurs collaborateurs. Ces organismes publics appliquent des procédures strictes de vérification des antécédents ! Tout comme pour la promesse d’embauche, ces documents administratifs constituent des étapes incontournables du processus de recrutement.
Les procédures administratives spécifiques
Certaines démarches administratives nécessitent impérativement la production de cette déclaration. Les demandes d’agrément pour l’ouverture d’un commerce, les procédures d’adoption, les demandes de naturalisation et les candidatures à certains concours publics l’exigent formellement.
Les professions réglementées telles que les agents immobiliers, les experts-comptables, les avocats ou les notaires doivent également fournir ce document lors de leur inscription à leur ordre professionnel respectif.
Comment rédiger correctement cette déclaration ?
Les mentions obligatoires
La rédaction d’une déclaration de non-condamnation et de filiation doit respecter un formalisme précis. Le document doit obligatoirement comporter l’identité complète du déclarant, incluant ses nom, prénom, date et lieu de naissance. L’adresse de résidence actuelle constitue également une information indispensable.

La filiation doit être clairement établie en mentionnant les noms, prénoms et dates de naissance des parents. Pour les personnes mariées ou ayant des enfants, ces informations peuvent également être requises selon le contexte de la demande !
| Éléments obligatoires | Détails requis |
|---|---|
| Identité du déclarant | Nom, prénom, date et lieu de naissance |
| Adresse | Domicile actuel complet |
| Filiation | Identité complète des parents |
| Déclaration | Attestation de non-condamnation |
| Signature | Date et signature manuscrite |
La formulation de l’attestation
La formulation de l’attestation doit être claire et sans ambiguïté. Le déclarant doit certifier sur l’honneur n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation pénale, d’une mesure disciplinaire ou d’une sanction administrative. Cette déclaration engage la responsabilité pénale de son auteur en cas de fausse déclaration.
L’expression « je soussigné » suivie de l’identité complète constitue la formule d’introduction standard. La mention « déclare sur l’honneur » revêt une valeur juridique particulière et expose le déclarant aux sanctions prévues par l’article 441-7 du Code pénal en cas de mensonge ! Cette procédure s’apparente à celle requise lors de la signature d’un contrat de travail où l’exactitude des informations fournies engage juridiquement le signataire.
Quelles sont les conséquences d’une fausse déclaration ?
Une fausse déclaration de non-condamnation expose son auteur à des sanctions pénales sévères. L’article 441-7 du Code pénal punit ce délit d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Ces sanctions peuvent être aggravées si la fausse déclaration a permis d’obtenir un avantage indu ou a causé un préjudice à autrui.
Au niveau professionnel, la découverte d’une fausse déclaration constitue un motif de licenciement pour faute grave. L’employeur peut rompre immédiatement le contrat de travail sans préavis ni indemnité. Cette rupture peut également compromettre définitivement l’avenir professionnel du salarié dans certains secteurs d’activité !
Les conséquences administratives s’avèrent également importantes. L’obtention frauduleuse d’un agrément, d’une autorisation ou d’un titre peut entraîner leur retrait définitif. Les organismes publics et privés disposent de moyens de vérification efficaces pour contrôler la véracité des déclarations. Dans certains cas, cette situation peut conduire à un avertissement au travail avant d’envisager des mesures disciplinaires plus lourdes.
Les alternatives à la déclaration sur l’honneur
Plusieurs documents officiels peuvent remplacer ou compléter la déclaration de non-condamnation selon les circonstances. L’extrait de casier judiciaire délivré par le Casier judiciaire national constitue la pièce de référence pour attester de l’absence de condamnation pénale.
Le bulletin n°3 du casier judiciaire, accessible gratuitement au citoyen, ne mentionne que les condamnations les plus graves. Les bulletins n°1 et n°2 sont réservés respectivement aux autorités judiciaires et aux administrations habilitées. Cette hiérarchisation garantit un équilibre entre transparence et protection de la vie privée.
Certaines professions réglementées exigent des documents spécifiques. Les établissements financiers peuvent demander une attestation bancaire, tandis que les professions de santé requièrent un certificat délivré par leur ordre professionnel ! Cette diversité documentaire s’inscrit dans le même esprit que la DPAE (Déclaration Préalable à l’Embauche) qui constitue une obligation administrative préalable à tout recrutement.
Conseils pratiques pour éviter les erreurs
La rédaction d’une déclaration de non-condamnation et de filiation nécessite une attention particulière aux détails. L’orthographe des noms et prénoms doit être rigoureusement respectée selon l’état civil officiel. Les dates doivent être indiquées au format jour/mois/année pour éviter toute confusion.
Il convient de vérifier la validité temporelle du document. Certains organismes exigent une déclaration datant de moins de trois mois. La signature manuscrite reste obligatoire même si le document est dactylographié. Une signature numérique ou un paraphe ne suffisent pas à valider juridiquement le document !
- Vérifier l’exactitude de toutes les informations personnelles
- Respecter le formalisme exigé par l’organisme destinataire
- Conserver une copie de la déclaration pour ses archives personnelles
- S’assurer de la lisibilité de la signature et de la date
La conservation de documents justificatifs peut s’avérer utile en cas de contestation ultérieure. Les pièces d’identité, actes de naissance et documents de filiation constituent autant d’éléments probants pour étayer la déclaration. Cette précaution permet d’éviter les complications administratives et de gagner du temps dans les procédures de vérification, notamment lors des procédures d’embauche de salarié étranger qui requièrent une vigilance particulière en matière documentaire.